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Scriptorium
Le « déjà » et le «pas encore » du salut Imprimer Envoyer
Pères Cisterciens
Écrit par Jean de Ford   

Pour ce qui est de l’espérance, déjà nous sommes sauvés, et en ce qui concerne la raison et le mystère du salut, celui-ci a été accompli. L'Écriture le dit: Sa droite et son bras de sainteté lui ont acquis le salut (Ps 97, 1). Quant à lui, il a réalisé ce salut, car, pour ce qui fonde celui-ci très puissamment et très parfaitement l’affaire a été réglée, mais l’effet du salut n’a pas encore coulé pleinement jusqu’à nous. Quant à lui, il s’est donc acquis le salut, mais, en ce qui nous concerne, il ne cesse, jusqu’à la fin, de nous sauver.

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Le Christ nous donne part à sa résurrection et à son Ascension Imprimer Envoyer
Pères Cisterciens
Écrit par Jean de Ford   

Je réclame pour moi une part loin d’être modique de la gloire de sa résurrection , puisque mon Seigneur a triomphé de l’aiguillon de la mort à la condition de devenir, pour tous ceux qui prennent part à cette mort, le fondement de leur triomphe sur la mort (cf. 2 Tm 2, 11). Car sa mort a été puissante et vivifiante au point de faire périr la mort et d’appeler les morts à sortir de la prison qu’il venait d’ouvrir. Comment alors sa résurrection ne recèlerait- elle pas plus encore la plénitude de cette gloire?

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S’entraîner mutuellement à la contemplation du Christ en croix Imprimer Envoyer
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Pères Cisterciens
Écrit par Jean de Ford   
Revenons maintenant à la croix de Jésus avec la bienheureuse mère du Seigneur et ceux qui l’accompagnent, pour mesurer autant que possible, avec nos mesures à nous, l’amour du Crucifié. Et là, pour pouvoir tenir avec plus de force et de fermeté, suivant le mot du prophète, tenons-nous ensemble (Is 50, 8). Dans l’amour qui nous unit, entraînons- nous mutuellement à la contemplation de cet immense amour. Je le redis: tenons-nous ensemble, et dans l’élan d’une ferveur unanime, aspirons et unissons-nous à Celui qui s’est fait notre prix. Plus précieuse que n’importe quel baume et plus douce que n’importe quel miel, la liqueur qui coule goutte à goutte de ces blessures : absorbons-la d’une bouche avide et avalons-la d’une gorge assoiffée, pour que, en s’introduisant dans nos entrailles, elle y scrute tout ce qui est malade, et en le scrutant, y apporte la guérison.
 
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