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Commencer la route...

Notre vie peut sembler  inaccessible, au-dessus des forces ordinaires. Mais toutes, un jour, nous avons fait un premier pas... Aujourd'hui des jeunes osent encore frapper à la porte d'un monastère.
Une intime conviction, un appel pressant nous poussent à prendre le chemin du don. C’est la force confiante du commencement, le déroulement des diverses étapes qui nous enracinent peu à peu dans la communauté.

lieuChacune a son propre chemin et donc son propre commencement, avec, évidemment, une donnée commune : l’appel du Christ et le désir de Le suivre. Cet appel est confirmé dans la vie, dans les relations, puis se concrétise par le choix d’une communauté...

...Ce moment est important et réclame un sérieux discernement qui se fait normalement au cours d’une retraite...

p...Survient alors la rencontre d’une communauté, d’un lieu... on vient et l’on revient pour regarder, pour interroger : cela se passe d’abord à l’hôtellerie...

 

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...Puis, s’il y a attirance, on envisage un et plusieurs stages. Un travail de discernement se poursuit, se concrétise, un lien s’établit qui, dans le meilleur des cas, aboutit à l’entrée dans la communauté...

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...Commence alors tout un processus de formation initiale qui va durer plusieurs années jusqu’à l’engagement définitif. Ainsi se déroulent les étapes : postulat (un an environ), noviciat (2 ans), premiers vœux (au moins 3 ans)...

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Témoignages...

Sœur Marie-Gaëlle

smgaelle J’avais 19 ans, j’étais étudiante infirmière et je ne croyais pas en Dieu. Il y avait dans ma promo une personne sympathique, intelligente et… chrétienne.
Animée par le désir de la connaître et de la comprendre, je lui ai demandé si elle aurait une bible à me prêter. Et c’est au cours de la lecture de l’Evangile de St-Matthieu que ma vie bascula : le Christ était là en moi, il avait donné sa vie pour moi et j’étais habitée par le désir de lui donner toute ma vie.
Quelques jours après cette personne m’invitait à un séjour à l’abbaye de Cîteaux. J’y découvrais des hommes à l’écoute de la Parole de Dieu dans la prière, dans la lectio divina ; des hommes qui renonçaient à une carrière, à certains plaisirs pour se mettre totalement au service de Dieu. Cela semblait répondre à l’appel entendu quelques jours plus tôt. Et après un temps de discernement je suis rentrée au monastère.

Sœur Marie-Gaëlle

Sœur Cécile

scecileC'est surtout dans le cadre du scoutisme que j'ai pu faire grandir mon amour pour le Christ et mon désir de le servir.
J'aime la vie passionnément, et je veux être heureuse. Quand j'ai rencontré la communauté pour la première fois, j'ai eu l'intuition que c'était là pour moi le chemin du bonheur : j'étais attirée par cette vie en commun, où l'on prie ensemble, on travaille ensemble, par ce côté « famille nombreuse » où chacune a sa place, avec toutes les richesses de sa personnalité propre. Ce qui est déroutant au début, c'est que tous les repères ordinaires d'une vie quotidienne sont bouleversés, il faut faire confiance à la sagesse de vie de la communauté, sans trop en voir les fruits dans un premier temps. Puis, peu à peu, on fait l'expérience que cet art de vivre bien particulier est un vrai chemin de paix intérieure, de réconciliation avec soi-même, avec les autres et avec Dieu.
Sœur Cécile

Sœur Claire-Marie

S.CLAIRE MARIEPâques 1943. J’aurai 8 ans dans trois mois. J’appartiens à une famille pratiquante traditionnelle, où "le Bon Dieu" tient à la fois de Zorro et du Père Fouettard. En ce triste jour, l’évidence s’impose : « Ces histoires de Dieu, c’est un truc de grandes personnes pour faire marcher les enfants ». Terminé, on ne m’aura plus. Je bâtis un mur, avec cependant une petite brèche : j’aimais bien l’histoire de Jésus ; ce serait tellement beau si c’était vrai. Quinze ans plus tard, j’ai l’occasion de prendre contact avec les Lettres de Saint-Paul. Nouvelle évidence : celui-là dit quelque chose et il sait de quoi il parle. Mon mur se lézarde ; ce serait tellement beau si c’était vrai. À nouveau l’évidence : je ne pourrai pas vivre avec cette question non résolue, quitte à y consacrer ma vie. Une brochure feuilletée, une erreur de train, pas mal de difficultés… Ma vie est sur Sa route ; c’est beau.     

Sœur Claire-Marie

Une méditation du Frère Rafael sur la vocation

1er novembre 37.
Au Frère Tescelino (Avant sa 4ème entrée)

Imagine-toi que tu es chez toi malade, comblé de soins et d’attentions, presque impotent, inutile, incapable de te débrouiller tout seul. Mais un jour tu vois Jésus qui passe par la fenêtre...
Si tu voyais que Jésus était suivi d’une foule de pécheurs, de pauvres, de malades, de lépreux...
Si tu voyais que Jésus t’appelle et te donne une place à sa suite et te regarde avec ses yeux divins qui dégagent amour, tendresse et pardon, en te disant: “Pourquoi ne me suis-tu pas ?“
Que ferais-tu ?
Lui répondrais-tu peut-être : “Seigneur, je te suivrais si Tu me donnais un infirmier, si tu me donnais des médecins pour te suivre avec confort et sans danger pour ma santé ; je te suivrais si j’étais en bonne santé et fort pour me débrouiller ?“...
Non. Si tu avais vu la douceur des yeux de Jésus, sûrement que tu n’aurais rien dit de tout cela, mais au contraire, tu te serais levé de ton lit sans plus penser à tes soins, sans plus penser à toi-même pour quoi que ce soit.
Tu te serais incorporé, même à la toute dernière place, à la suite de Jésus, et tu lui aurais dit : “Je viens, Seigneur ; peu m’importent mes douleurs, la mort, manger, dormir, si Tu m’accueilles ; je viens. Si Tu le veux, Tu peux me guérir.. ., peu m’importe que le chemin par où Tu me conduis soit abrupt, difficile et plein de ronces ; peu m’importe si Tu veux que je meure pour Toi sur la croix.
Je viens, Seigneur, parce que c’est Toi qui me guides ; c’est Toi qui me promets une récompense éternelle ; c’est Toi qui pardonnes, qui sauves ; c’est Toi le seul qui remplis mon âme...”
Loin de moi le souci de ce qui pourrait m’arriver à l’avenir; loin de moi les peurs humaines, car le guide, étant Jésus de Nazareth, que peut-on craindre?
Ne crois-tu pas, Frère, que tu l’aurais suivi, et rien de ce monde, ni même rien de toi-même, ne t’aurait importé ?
C’est justement ce qui m’arrive. Je sens au tréfonds de mon âme ce doux regard de Jésus ; je sens que rien dans ce monde ne peut me combler, que Dieu seul..., Dieu seul..., Dieu seul !...
Et Jésus me dit : «Tu peux venir quand tu veux ; peu importe que tu sois le dernier... T’aimerai-je moins pour cela ? Peut-être même davantage.”