S’entraîner mutuellement à la contemplation du Christ en croix

Revenons maintenant à la croix de Jésus avec la bienheureuse mère du Seigneur et ceux qui l’accompagnent, pour mesurer autant que possible, avec nos mesures à nous, l’amour du Crucifié. Et là, pour pouvoir tenir avec plus de force et de fermeté, suivant le mot du prophète, tenons-nous ensemble (Is 50, 8). Dans l’amour qui nous unit, entraînons- nous mutuellement à la contemplation de cet immense amour. Je le redis: tenons-nous ensemble, et dans l’élan d’une ferveur unanime, aspirons et unissons-nous à Celui qui s’est fait notre prix. Plus précieuse que n’importe quel baume et plus douce que n’importe quel miel, la liqueur qui coule goutte à goutte de ces blessures : absorbons-la d’une bouche avide et avalons-la d’une gorge assoiffée, pour que, en s’introduisant dans nos entrailles, elle y scrute tout ce qui est malade, et en le scrutant, y apporte la guérison.

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Saint Joseph

Comment jeune, garder pur son chemin? (Ps 118,9)

Comment ayant pris le risque de marcher sa vie,

comment ne pas s’égarer, par des chemins trompeurs: chemins de grandeur, de mensonge, voies sans issue, sentiers... impurs?

Joseph, toi, le voyageur, le pèlerin, homme de la route... mais aussi de la maison, de l’atelier et du voisinage, veux-tu nous dire un peu comment tu as pu, jeune, — et nous le sommes aussi dans la Grâce nouvelle — garder pur ton chemin d’humanité?

En observant sa PAROLE. Oui, Joseph, le silencieux, le taiseux... est venu me rejoindre dans un psaume pour me donner réponse: en s’effaçant derrière les mots de la Parole.

Joseph, c’est lui l’homme (pas moine) de la plus stricte observance, non pas celle de la Loi, ni de la Règle, mais bien de la PAROLE : observance libre. Il a ouvert bien grands ses yeux è la Lumière. Et il a écouté d’une oreille attentive, persévérante et tenace la voix de son Seigneur. Il a observé la Parole, de toutes ses forces, et de toute l’intelligence de son coeur... Et il a rencontré le Désir de Dieu : volonté qui me parle, m’invitant è entrer dans le Mystère qui se dit : Promesse d’un Je t’aime qui, déjà, m’embrasse. Homme de foi, le voici mis en route par un Autre. Pour garder pur son chemin, il s’en tient à ce qu’il dit Il se tient à sa Parole : une lampe sur ses pas (Ps 118,105). Car c’est de nuit.

Joseph, le travailleur. Je le vois plutôt comme l’homme travaillé, dégauchi et raboté, déligné... et bien mis, chevillé, à sa place, dans l’ouvrage de Celui qui travaille toujours : à notre bonheur.

Joseph, c’est l’homme d’une lectio divina assidue: concrète, vitale. Là se jouait son existence de croyant : cet exode qui le ferait passer de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance, de Moïse à Jésus. Et chaque jour, il déchiffrait, il lisait Jésus. Oh! comme il l’a regardé, observé cet enfant. Et son regard était émerveillé, admiratif, épris de silence, devant ce Verbe fait chair, et s’abritant dans son histoire.

Et Joseph a veillé sur la Parole confiée à sa garde, à son accompagnement : père nourricier, Joseph a laissé Jésus se dire: langage de Dieu, fait homme : fils de Dieu, fils de Joseph. Jamais Joseph n’a cherché à se faire appeler: Abba, Père (Rm 8,15). Il sait : Dieu seul est Dieu, Père de Jésus Christ. Mais quand l’enfant s’écrie (Jn 21,17) devant lui, Papa, oh! quelle joie pauvre, quelle épreuve pour sa foi dépossédée et nue. Joseph s’efface et Dieu ne peut pas être jaloux :c’est dans son Esprit que Joseph est père, vraiment du Fils béni.

Comment jeune, garder pur son chemin.., oh! Joseph aurait encore è dire. Mais il n’est pas homme de long discours. Simplement j’ai cru deviner — dans ses yeux rieurs — un secret : une parole nourricière.

Comment jeune, garder pur son chemin?

Oh! mais c’est tout simple et c’est facile : regarde-la

Elle, la toute pure, la toute sainte

la toute belle, la toute bénie : Marie

ne crains pas de la prendre chez toi (Mt 1,20).

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BERNARD, UN AMOUREUX DE JESUS ET DE MARIE

Le saint Abbé décrit en termes passionnés l'intime participation de Marie au sacrifice rédempteur du Fils. « O sainte Mère, - s'exclame-t-il - vraiment, une épée a transpercé ton âme !... La violence de la douleur a transpercé à tel point ton âme que nous pouvons t'appeler à juste titre plus que martyr, car en toi, la participation à la passion du Fils dépassa de loin dans l'intensité les souffrances physiques du martyre » Bernard n'a aucun doute à travers Marie, nous sommes conduits à Jésus. Il atteste avec clarté l'obéissance de Marie à Jésus, selon les fondements de la mariologie traditionnelle. Mais le corps du Sermon documente également la place privilégiée de la Vierge dans l'économie de salut, à la suite de la participation très particulière de la Mère au sacrifice du Fils. Ce n'est pas par hasard qu'un siècle et demi après la mort de Bernard, Dante Alighieri, dans le dernier cantique de la Divine Comédie, placera sur les lèvres du « Doctor mellifluus » la sublime prière à Marie : « Vierge Mère, fille de ton Fils, / humble et élevée plus que tout autre créature / terme fixe d'éternel conseil,... » (Paradis 33).
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Présentation du Seigneur

Saint Syméon n’avait assurément pas vu le Christ,
mais la foi avait éveillé en lui un élan affectif,
cette foi qui vient de ce que l’on entend (cf Rm 10, 17).
Il avait bien sûr appris des prophètes que le Christ viendrait,
il avait appris la manière dont il viendrait,
il avait aussi appris les qualités qu’il aurait quand il viendrait,
et il avait appris pourquoi il viendrait.
Il avait certainement entendu dire que le Christ viendrait.

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Lectio divina

À des heures déterminées, il faut vaquer à une lecture déterminée. Une lecture de rencontre, sans suite, trouvaille de hasard, bien loin d’édifier l’âme la jette dans l’inconstance. Accueillie à la légère, elle disparaît de la mémoire plus légèrement encore. Au contraire, il faut s’attarder dans l’intimité de maîtres choisis et l’âme doit se familiariser avec eux.

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